Trois ministres Belges au Congo pour tenter de récuperer la mise gagnée par les Chinois. Et remettre les pendules à l'heure belge.
Mais en ce temps de la mondialisation, de la suprématie de la notion de l'intérêt partisan, peut-on encore penser partenariat privilégié? La réponse est négative d'autant que les effets collatéraux
des élections exigent des autorités de Kinshasa du concret, de l'action, du pain, de la paix et du pognon de peur d'être balayés lors des échéances futures. Et le temps passe. Le temps presse.
Pendant ce temps, la Belgique dort et somnole croyant toujours mettre en exergue sa fameuse expertise au Congo.
Merci d'avoir soutenu un semblant de démocratie au Congo et la liberté, c'est aussi d'accepter qu'on nous dise dorénavant non. Et les Belges devront apprendre à entendre plus de "non "que des "oui
"dans un pays où le oui était la coutume politique.
Mais pour combien de temps? Pourvu que les Chinois assurent en même temps que leurs intérêts la survie du pouvoir congolais.
La diplomatie de l'injonction a ses limites comme la liberté du non. En toute circonstance, il convient de faire preuve de circonspection.