Le colonel Kadhafi vient à juste titre de proposer une avancée ambitieuse pour l'Afrique pour créer sur l'échiquier mondial des rapports de force favorables au continent noir.
En effet, pour survivre à la mondialisation, à l'omnipuissance des Grands, il faut unir ses forces.
Mais cela suppose des fondamentaux de base utiles à la mise en place d'un tel projet dont le premier est la démocratisation des Etats devant participer à un tel projet qui impose le partage du pouvoir avec l'entité globalisant à savoir l'union.
Comment des dictatures pourraient-elles tirer vers le haut un projet qui nécessite qu'on ait le sens du partage et de l'écoute, du respect des autres et de l'intérêt général.
Les dictatures sont des antithèses de tout idée de mise en commun parce qu'elles sont allérgiques au compromis.
La mise en place d'un tel projet éxige l'existence dans le groupe des Etats démocratiques ou du moins de plus d'Etats démocratiques que des dictatures afin que ces derniers entraînent positivement le groupe vers le progrès.
Pas étonnant que le projet soit renvoyé aux calendes grecques car les intérêts partisans ont encore pris le dessus sur les intérêts généraux de l'Afrique.
Un jour, ce projet verra le jour pour le bonheur des Africains.
Pour l'instant, l'Afrique s'est à nouveau couchée et pas avec la même splendeur que ce soleil.