Analyse de l'actualité politique africaine et mondiale, des faits de société et présentation des ouvrages publiés
Sarkozy débauche et embauche. A gauche, de préférence. Que cache une telle démarche?
Une volonté réformatrice? Une nouvelle manière d'envisager la politique française de tout temps
engluée dans une relation des camps? La gauche, la droite avec une tentative d'existence du centre?
L'action de Nicolas Sarkozy s'inscrit selon mon entendement dans une stratégie politique qui consiste
à affaiblir ses opposants pour mieux enclencher sa vraie politique.
Pour ce, il faut d'abord dépouiller l'adversaire le plus important de ses éléments les plus en vue et parmi les plus
compétents( DSK, Allègre, Lang, Bockel, Kouchner...).
Ensuite, créer la zizanie chez l'adversaire en suscitant le doute, la méfiance, la colère, l'amertume, la remise en question.
Les conflits internes qui en résultent fragilisent l'édifice, tancent la direction et deviennent la préoccupation première du parti. Face à ces fractures au sein de la gauche, la droite va rassurer, affermir son leadership et surtout résérver un couloir politique sans obstacle à son chef.
De prime abord, les militants de gauche trouvent l'opération sensationnelle, une innovation politique qui se cassera les dents au moment des premières crises et manifestations de colère.
Deux terreaux propices à l'entreprise sarkozienne:
d'abord l'ermergence au Ps d'une nouvelle génération des cadres qui poussant maladroitement dans le dos les vieux éléphants encore oprératioinnels poussent ceux-ci à trouver à se caser. Et celui qui aujourd'hui leur trouve le morceau de viande conforme à leurs appétits se trouve être Sarkozy;
ensuite, les séquelles, les déchirures encore mal cicatrisées apparues lors des confrontations internes lors de la désignation du candidat à la présidentielles du Ps.
Ses séquelles résisteront encore longtemps aux aléas du temps si les Socialistes ne se dépêchent pas à éffacer l'ardoise de cette campagne.
Et alors, quelle réponse pour la gauche pour résister aux répliques de tous ces tremblements de terre qui la sécouent?
L'unité, un examen serein des événements et ne pas exclure qui que ce soit.
Exclu, celui-ci trouve de la force dans l'acte.
Ignoré, il revient quand son aventure s'avère malencontreuse.
Et Ségolène alors?
Une valeur si elle reste prudente et tacticienne. Prendre le parti maintenant serait préjudiciable pour elle. Elle a acquis une stature nationale et internationale, elle doit maintenant afférmir son positionnement stratégique non pas contre les siens mais contre ses adversaires politiques.
Elle ne doit plus courir comme lors de la campagne, elle doit maintenant analyser, étudier, comprendre les événéments pour partir au moment opportun.
Sarkozy lui ouvre un boulevard en élaguant le Ps de ses ténors, qu'elle sache ne pas abuser de ce profit.
Sarkozy en embauchant tout azimut à gauche finira par décontenancer les siens qui commenceront à douter de l'homme, de leur propre fidelité et surtout se diront qu'il vaut mieux voter pour la gauche pour avoir des dirigeants de gauche que pour la droite pour le même prix.
De tout temps, pour régner, il faut diviser. A force de diviser, on finit par se diviser soi-même. 