Le bonheur est contagieux. C'est en le voulant pour les autres qu'on l'attrape et qu'on se l'approprie. La recherche du bonheur est une aspiration légitime et naturelle pour chaque individu. Le contraire ferait poser des questions. Tenter de le percevoir, de le palper et de l'atteindre est un rêve, une utopie positive que chaque personne veut réaliser. La vie est utopie. Mais peut-on atteindre le bonheur? Est-il accessible? C'est la question que nombre d'Africains se posent à longueur des journées. Le tout dépend du contenu qu'on attribue à cette notion. Le bonheur est la somme, l'addition des petits plaisirs, de petites joies, des petits sourires, de petites attentions de chaque instant de la vie. C'est nous qui créons notre bonheur. Mais il peut aussi subir les influences des autres bonheurs. Positivement si ceux-ci participent à notre propre bonheur, négativement si ces derniers nous mènent aux stress, à la douleur, à la jalousie, à la haine. Le bonheur touche à la liberté individuelle car il est difficile de positiver son bonheur dans une marre de misère. Il m'arrive souvent de me poser la question du degré de bonheur de tous les dictateurs du monde qui sont noyés dans des fleuves de souffrances de leurs peuples. Le bonheur est le seul luxe qui mérite d'être partagé. Souvent éphémère et rarement global, il permet le progrès social et partagé, il pèse sur le sens de la notion de l'appartenance à la société, à l'Etat, à l'intérêt général. Il n' y a pas de socialisation durable dans le malheur que tout le monde à tendance à fuir. Le vrai luxe, c'est de pouvoir faire ce dont on a envie. La vie s'accoutume à la vitesse, à la rapidité, au gain. On cherche toujours plus. On court sans cesse. Ce n'est pas tout d'avoir une belle maison, une belle voiture, un portefeuille bien garni et un compte en banque débordant si c'est pour être toujours stressé, triste avec une tête d'enterrement. Il y a d'autres valeurs existentielles. La joie, la gaieté, le plaisir partagé, le sport, la pêche, la promenade et j'en passe. On ne peut savourer ce bonheur, le croquer à pleines dents que si on sait l'apprécier à sa juste valeur. On parle, on parle mais il faut savoir se faire écouter. Là, ce qu'on dit prend de la valeur. Le bonheur prend tout son sens. C'est simplement le bonheur de vivre. Le nez vers le ciel, tout bonheur est aléatoire.