A quelques heures de l'arrivée du Président congolais Joseph Kabila à Bruxelles, le quartier de Matongé est en effervescence avec une manifestation contre l' arrivée en Belgique du chef de l'Etat congolais.
Si on peut regretter l'importance de la place des noms d'oiseaux qui volent, il faut saluer le sens de la mobilisation dans n'importe quel domaine de la vie.
Il faut se mobiliser non pas seulement contre les dictateurs pour dénoncer leurs méfaits mais aussi face aux démocrates pour leur rappeller la vigilance démocratique du peuple.
La mobilisation entretient la flamme qui signifie la vitalité sociale. Elle permet un échange des points de vue et surtout elle autorise le débat.
La mobilisation ne doit pas seulement permettre la dénonciation, elle doit aussi favoriser les propositions.
Elle n'a de sens que lorsqu'elle permet de mieux percevoir certaines réalités de l'objectif à atteindre, d'identifier les marges de manoeuvre des uns et des autres et surtout installe une visibilité dans les choix.
Le débat qui en découle est alors fructueux et porteur d' espoir.
Il nourrit l'intelligence et les mains de tous ceux qui oeuvrent pour la société. La fébrilité perdure le conservatisme.
C'est dans l'action de la mobilisation que la société se transforme et se modernise.
Il faudrait que tout le monde en prenne conscience et ouvre les yeux.