Ce qui peut arriver de pire à la Belgique, ce n'est pas la séparation entre Wallons et flamands mais sa disparition.
Ce qui fait la force politique de la Belgique, ce n'est ni la richesse de la Flandre, ni la situation géographique du pays.
Ce qui fait la force de la Belgique, c'est sa force de compromis politique, son modèle de reglement des conflits dont nombre de communautés se prevalent pour résoudre leurs propres conflits.
Il appartient à Leterme et à ses collègues de ne pas hypothèquer davantage le peu de crédit politique qui reste encore à une Belgique qui risque fort de voir son image de marque se ternir surtout auprès de ses amis dictateurs africains qui ne comprendront plus l'intérêt du compromis politique.
Si on ne peut s'entendre, se comprendre dans une coalition politique, peut-on l'envisager avec son opposant, son adversaire voir son ennemi?
Ces dictateurs n'avaient guère l'appêtit du compromis, ils vont dorénavant en exprimer la nausée.
Merci la Belgique!