Il y a bien longtemps que je n'avais entendu mes entrailles gesticuler sous les vibrations des mots justement usités et placés au bon endroit et qui donnent la chair de poule:"Yes, we can, oui nous pouvons."
Il y a longtemps que l'élégance de la simplicité n'avait eu un tel écho auprès des masses populaires.
Il y a longtemps que l'espoir ,disons l'espérance n'avait caressé avec une telle justice toutes les classes sociales, les classes ethniques, les classes raciales.
Il y a longtemps qu'un leader dont le charisme porte une certaine insolence tellement qu'il est grand n'avait parlé au monde entier avec les mêmes mots simples et avec la nette impression de briser toutes les frontières.
Et chacun se sentit concerné par son dire vrai, son parler profond à la limite de la prédication.
Mais le comble du verbe, c'est qu'il dérape parfois vulgairement tel Berlusconi avec son allusion au bronzage de l'héros et celui de l'élégance, c'est qu'elle conduit au chauvinisme et à l'excès de confiance.
Mais ce que nous souhaitons à notre héros du moment, c'est un excès d'action en faveur des pauvres, des oubliés, de l'Afrique qui se meurt.