Volontairement ou non, Nkunda vient d'apporter une aide inesperée à kabila par ses déclarations tapageuses teintées d'arrogance et de provocation allant à l'encontre de toute stratégie politique qui veut qu'on ne dévoile pas à ses adversaires son objectif et ses intentions pour ne pas lui permettre de s'organiser.
Au lieu d'avancer pas après pas, il annonce au monde qu'il veut prendre kinshasa, à ce monde qui avait depensé des millions de dollars pour un scrutin que d'aucuns qualifièrent de simulacre.
Il oblige ainsi les gens à prendre position pour ou contre lui et ce processsus d'accession au pouvoir qui consacre la violence au détriment de la démocratie.
Et le Roi Michel d'administrer ses leçons, ses ordres.
Mieux, cette attitude permet à l'Angola d'entrer officiellement dans la danse de la mort, financé en cela par la sollicitude des Occidentaux qui veulent de plus en plus la peau de Kagamé.
Et celui-ci a du souci à se faire à partir du moment où il vient d'ouvrir un autre front contre l'Allemagne en plus de la France, une Allemagne qui était parmi les pays qui n'acclament pas fort Kabila.
Si l'interpellation de Kabuye, la responsable du protocole rwandais et l'entrée en lice de l'Angola et d'autres pays compliquent la tâche de Nkunda, ce dernier est en train de poser les bases de sa fin politique même si la RTBF semble miser sur lui.
Sur cette situation de grave crise humanitaire et de genocide congolais, la RTBF ne se soucie guère d'interroger les autres responsables aussi bien politiques que de la société civile du Congo pour connaître leurs points de vue.
Seul Nkunda a droit à l'antenne.
cela sent l'information orientée de loin pour une raison obscure.
Tout ceci parce que le gouvernement de Kinshasa est frileux, inexistant. Pas de responsable de haut niveau en permanecne aux côtés des gens qui souffrent.
Et des militaires qui se sentent abandonnés à leur propre sort.
Après on se lamentera de voir un leadership total et pesant de l'Angola sur l'ensemble de la région.
L'armée angolaise aux portes du Rwanda, il y a de l'électricité dans l'air.
La stratégie militaire doit toujours s'accompagner de la stratégie politique sinon les gains politiques de l'action demeureront fictifsBush en sait quelque chose en Irak.