Qui aura la peau de l'autre? c'est la question qu'on est en droit de se poser lorsqu'on voit les conséquences politiques et humanitaires de la guerre de vanité à laquelle se livrent le Président Congolais et le Ministre Belge des Affaires étrangères.
Etape 1: on laisse nkunda jouer au justicier. on le conseille en coulisses et on envoie les médias faire sa promotion sur le dos de la misère du peuple congolais.
Etape 2: on laisse couler quelques larmes de crocodile et on donne l'impression médiatique de se pencher sur le cas.
On suggère au Secrétaire Général de l'Onu que les troupes européennes seront plus éfficaces que les troupes de l'Onu en connaissant les réticences allemandes, l'hostilité britanique et la fragilité de la position française dans la région.
On sait que cela prendrait du temps, le temps nécessaire à la déstabilisation du gouvernement de Kabila.
Et pendant ce temps, les Congolais meurent et souffrent de l'indifférence d'une communauté internationale qui a doublement péché au Congo en imposant l'arrivée des populations rwandaises et en imposant un régime politique qui n'a pas dans ses priorités les intérêts du peuple congolais.
Etape 3: on attend que le fruit pourri tombe. A moins que ce fruit ne bénéficie de l'appui militaire de son allié économique cauchémar à savoir la Chine et de son mentor l'Angola.
De grâce, le peuple est plus important que les petites personnes des responsables.
Sauvons le Congo et les "on" nocifs que j'emploie volontairement ici à bon escient disparaîtront.
La question du pouvoir congolais se pose avec acuité et celle de la diplomatie belge avec malice.