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Analyse de l'actualité politique africaine et mondiale, des faits de société et présentation des ouvrages publiés

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La pedagogie de la décision politique

Décider est facile mais concrétiser la décision est plus difficile. La politique a deux temps: celui de la reflexion et celui du choix donc de la décision. 
Mais souvent on constate dans le chef des responsables souvent africains que la décision est préalable à la reflexion et ensuite que celle-ci s'apparente souvent à un ordre.
La décision tombe comme un couperet et les autres doivent obtemperer.
Je considère pour ma part que la décision doit faire l'objet d'un processus qui consiste en trois étapes qui sont: le besoin de la décision, son application et son impact sur la vie sociale des gens. 
Le respect de ce processus a comme conséquence le devoir de conviction qui passe par la pedagogie de la décision.
Le responsable a le devoir d'expliquer pourquoi il décide dans un sesns plutôt que dans un autre.
Il doit ensuite dire comment il va faire, financer, organiser et rendre cette décision potable pour la société et enfin il doit évaluer les effets de cette décision sur la vie des gens.
J'ai souvent constater que le non respect de ce processus nourrit la dictature, le culte de la personne, le leadership négatif.
Est bête, celui qui de la colère se vante, de la violence se fait chef, de la pensée unique est le chantre. 

 

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G
Une décision, une résolution, une règle, une loi et que sais-je encore, dans le cadre de la gestion d'un Etat, ne devrait pas être ce à quoi nous assistons au Congo ni se passer tel que le propose ici notre compatriote.Dans le projet 2014, nous croyons à la valeur de la démocratie.  Une décision doit être le fait du groupe titulaire du projet dans lequel la décision se prend, fut-ce par le biais des personnes mandatés par le groupe.De nombreuses décions impopulaires qui se prennent dans beaucoup d'Etats de notre planête et au Congo en particulier, produisent les fruits qu'elles sont sensées produire : le rejet par le groupe cible et la déception de ceux qui les laissent prendre par des irresponsables, voire même par des imposteurs et traîtres avérés !Personne ne devrait décider pour un autre sinon Dieu qui décide pour ses créatures, comme Il l'entend !Le rôle de nos présidents, nos rois, nos ministres, n'est pas de décider pour nous, à notre place.  Des mécanismes de décision démocratiques sont désormais faciles à mettre en place grâce aux outils offerts par ce qu'il est convenu d'appeler les nouvelles technologies de l'information et de communication.Par exemple, nous ne voyons pas pourquoi Kinshasa devrait décider pour Kahemba de son appartenance ou pas au territoire congolais...  En revanche, nous concevons bien l'idée que Kinshasa, dans le cadre du projet national, doive aider Kahemba à décider à bon escient et en toute liberté de son devenir, quant à ce qui est de son appartenance ou pas à la nation congolaise.Un autre exemple est celui des cinq chantiers.  Que Kabila, président de la RDC, propose aux congolais un projet de société, est son devoir - nous disons bien devoir en non pas loisir !  Qu'il fasse de son projet, le projet du peuple congolais, voilà qui représente une dictature abjecte que nous devrions apprendre à rejeter avec force !Pour continuer notre illustration de ce que devrait être une décision dans le cadre de la gestion d'un Etat, considérons la primature  dont le rôle, capital, est de conduire l'appareil étatique.Qu'il s'arrange pour imposer à nos provinces de verser les 40% de leurs recettes, en plus des 60% dus par le fait d'une démission de notre population, relève d'un opportunisme qu'il faut savoir comprendre et rejeter.Une décision doit émaner de ceux qui en ont ressenti le besoin et qui assumeront, par la force des choses, son exécution.  En cela, le point de vue de notre compatriote nous agrée, parfaitement !  En revanche, c'est la suite qui pose problème !  Nous disons que la démocratie que c'est le groupe qui décide ; par le biais éventuellement, de ces madataires.  C'est à cela que sert le parlement et le gouvernement.  Les membres de ces instances, devraient donc, non pas être nommé par une quelconque personne qui s'arroge le droit de faire ce qui bon lui semble - comme dans le présidentialisme, mais plutôt par un mécanisme mise en place pas la nation, comme dans le parlementarisme par exemple.Au Congo, un pays qui singe mal l'Occident, la situation est loin de commencer à se démocratiser.  Il en résulte que les décision sont prises aux caprices des "chefs".  Il faut entendre combien de fois le fonctionnaire congolais prononce ce mot, "chef", à longueur de journée, pour maintenir son poste, pour comprendre que c'est d'un changement radical des mentalités et de pratiques que nous avons besoin pour qu'un jour de décisions salutaires se prennent dans notre pays.Une fois la décision prise, son exécution est d'autant facilitée que c'est le groupe qui l'a prise qui l'assume !  Au Congo, personne n'ayant, en définitive, décidé véritablement de quoi que ce soit - comme plusieurs ont décidé dans l'ignorance la plus parfaite de ce à quoi ils s'engagent, tel l'Est qui ambrassait Kabila et qui ajourd'hui déchante, tel l'Ouest qui croyait utile de cautionner cette traîtrise -  il ne faut pas s'étonner que la déception ne fait que croître.  Dieu sait qu'elle croîtra, jusqu'au jour de la répentance, la vraie : celle qui consiste à corriger sa faute et non demander à l'Occident de le faire pour soi !
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