Lorsque Mbemba quitte Kinshasa encadré par les blindés de la Monuc, la mission des nations unies au Congo, les pères de la logique du conflit jubilent. Comme leurs anciens, Mobutu, Tshisekedi, Lumumba, kasavubu, Tshombe, Gizenga, Malumalu, les lions actuels de la vie politique congolaise se sont laissés entraîner, prendre dans les pièges et filets tendus par ces pères de la logique du duel qui défendent des intérêts étrangers et profitent du désordre pour mieux piller le pays, disposer à volonté de ses richesses et le subjuguer politiquement. Ils entretiennent cette fibre conflictuelle qui annihile tous les efforts des enfants du pays qui veulent reconstruire la nation. Ces pères de la logique du conflit sont aussi bien congolais qu'étrangers et leurs intérêts convergent dans leur volonté d'affaiblir la nation congolaise pour mieux la dominer. Un pouvoir soumis lorsqu'il porte les armes devient une grave regression pour la société. L'opposition politique quand elle porte les idées est une formidable source d'innovation et de progrès. Une classe politique soumise porte sur elle les germes du pouvoir factice qui dépourvu du pouvoir de décision et des moyens de ses actions devient l'ombre d'elle-même. En fin stratège politique, Louis Michel récupère le dossier politique congolais en s'impliquant dans un processus de reconciliation entre Kabila et Mbemba, processsus qui préfigure d'une tentative de négociation générale. Quand les deux ex-amis deviendront des ex-ennemis, qui osera feindre s'étonner du pouvoir, de l'impact de Louis Michel dans la politique congolaise dès lors que les Congolais eux-même n'auront pas oser entreprendre, sinon avec peu d'effet, et ont pris la mauvaise habitude d'entrouvrir grandement les portes et les fenêtres de leur maison commune aux initiatives extérieures? Le Congo a besoin d'un pouvoir démocratique et d'une opposition tout autant. La guerre, les conflits, sont les pièges au service des intérêts étrangers qui financent les milices et toutes ces opérations de déstabilisation. D'aucuns m'interrogeront sur les origines de ces conflits et de leur pérennisation et je leur repondrai qu'il appartient à l'humain lorsqu'il est conscient de règler les conflits et les dégâts dont il est l'auteur dans l'intérêt supérieur de la société. Tout conflit, tout duel qui conduit à la guerre, à la destruction entre Congolais est un duel des dupes car ni les uns, ni les autres n'ont la clef des énigmes dont ils se font défenseurs et pour lesquelles ils portent en définitive une grande responsabilité devant l'humanité, le peuple congolais et devant Dieu.