De tous les éléments qui forcent la perennité d'un pouvoir, d'un groupe social ou de toute rélation, la confiance est ce peu necessaire qui permet l'action et la survie. Le client reviendra dans un magasin ou chez un commerçant parce que ses produits lui inspirent confiance. La négociation politique et la force d'un gouvernement exigent cette confiance qui fait qu'un membre peut s'éloigner de sa tasse de café sans craindre un malheur. Et si le miel est devenu un produit rare à Kinshasa en raison de ses vertus supposées de neutralisation de tout poison, c'est parce que toute confiance envers les autorités, le son voisin et pire le frère s'est volatilisée. Et si l'orange bleue tarde à mûrir en Belgique, c'est aussi parce que le dégré de confiance entre ses futurs membres est encore au niveau le plus bas. Alors, le vocabulaire politique belge s'enrichit d'un autre vocable, l'Explorateur, après le formateur, l'informateur, le démineur, les médiateurs royaux. Van Rompuy a beau réunir toutes les qualités de la discrétion à la sagesse, c'est d'abord la confiance qu'il devra rétablir entre les partenaires politiques belges. Et ce matin en dialoguant avec un ami que je n'avais plus vu de longue date en raison de son séjour kinois où l'avait conduit sa grande compétence, le mot confiance revint souvent dans notre entretien car les femmes ont du mal à laisser leurs chers époux faire le beau dans les rues dangereuses de Kin la belle. Quand on voit tous les pièges qui sont réservés à l'amour, porter et consolider sa confiance à l'être aimé devient un exploit. L'excès de confiance finit par détruire l'amour car comme tout excès, celui-là pousse à fermer les yeux et conduit à la naïvété. C'est qu'il faut, c'est le juste équilibre des choses, difficile, je vous le concède, à trouver.